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5 trucs de pro pour être confortable à vélo


Simon Hamel

Confortable vélo

Une question qu’on se fait souvent poser à la clinique est: « Est-ce que c’est normal d’avoir mal… (au genou, au dos, au cou, etc.) quand je fais …. (de la course à pied, du ski de fond, du jardinage, etc.)? ». Plus souvent qu’autrement, la réponse est non. Ou, du moins, il y a une façon de soulager et faire disparaître ces douleurs.

Évidemment, avoir une douleur en vélo n’est pas normal non plus. Les cuisses qui chauffent en montant les côtes? Bien sûr. Les poumons en feu en s’accrochant à l’aspiration du cycliste devant nous? Oui. Avoir mal au genou, au cou, au bas du dos, au pied… Non. Voici donc quelques trucs pour être confortable sur son vélo.

1- Avoir le bon équipement pour être confortable à vélo

Comme n’importe quelle activité, être bien équipé rend toujours les choses plus agréables. Voici quelques points à observer ou à prendre en compte dans vos achats:

  Une chaussure de la mauvaise taille, tant en longueur qu’en largeur, pourrait être responsable de douleurs ou d’engourdissement au pied. Si vous avez un doute, vous pouvez demander en boutique que l’on mesure votre pied pour s’assurer que votre chaussure respecte votre morphologie.

  Contrairement à certaines croyances, un soulier plus dispendieux ne sera pas nécessairement plus confortable: il sera plus léger et rigide, mais ceci n’est pas gage de confort.

  Un cuissard ou un bib de qualité est essentiel si vous avez des douleurs à la selle. C’est une des seules pièces d’équipement dont l’impact principal sera le confort du cycliste et où il vaut vraiment la peine d’investir un peu plus. Encore une fois, la taille de votre short cycliste est importante, surtout pour éviter des problèmes de frottement. Une crème à chamois peut être une solution alternative pour ce type de désagrément.

  Une bonne paire de gants ou des inserts en gel qui se placent sous la guidoline peuvent être intéressants si vous avez des douleurs aux mains en pédalant. Par contre, un gant très coussiné peut causer des zones de pression à la main: l’approche minimaliste est à favoriser. Un gant protègera aussi vos mains d’abrasion en cas de chute.

2- Avoir une position de selle adéquate

Une selle s’ajuste dans 3 plans: la hauteur, le recul et l’inclinaison. Pour trouver la position parfaite, je vous recommande de vous faire évaluer par un physiothérapeute avec les connaissances et l’expérience nécessaire. Par contre, il y a quelques signes clairs que quelque chose ne va pas.

  Hauteur: lorsque votre pied se trouve au bas du pédalier, votre genou devrait être légèrement fléchi. Si votre genou est complètement étendu, la selle est fort probablement trop haute. À l’inverse, un genou trop fléchi est signe d’une selle trop basse. Surveillez aussi votre bassin, qui devrait rester stable lors du mouvement de pédalage. S’il se balance de gauche à droite, cela pourrait être parce que votre selle est trop haute ou trop étroite.

  Recul: pas de truc magique ici. La selle devrait se trouver autour du centre des rails, mais elle peut être déplacée légèrement devant ou derrière selon le cas. Une selle qui se trouverait à une extrémité des rails (très avancée ou très reculée) est souvent signe que le vélo n’est pas de la bonne taille. Si vous avez des doutes, venez nous voir en clinique.

  Inclinaison: Une selle devrait être au niveau ou très légèrement incliné vers le bas. Une selle trop inclinée vous poussera vers le devant du vélo et entraînera bien des problèmes. Une selle inclinée vers le haut comprimera les tissus mous du périnée, ce qui causera des douleurs et/ou engourdissement dans cette région. Non, ce ne sera pas agréable!

3- Changer de position fréquemment pour rester confortable sur le vélo

 Le vélo est un sport principalement statique: les pieds sont attachés aux pédales, les fesses sur la selle et les mains sur le guidon. Il est important de modifier sa position pour éviter les inconforts. Se lever de la selle (même sur le plat), changer la position des mains (sur les cocottes, dans les « drops » et sur le dessus du guidon) ou même s’étirer le dos augmentera votre tolérance lors de longues sorties.

4- Y aller graduellement

 Peu importe le sport, une progression raisonnable des distances et de l’intensité au fil des semaines est essentielle pour prévenir les bobos. Les premières sorties de la saison devraient être plus courtes et à intensité légère ou modérée. Si vous avez des objectifs pour la saison (ex: compléter son premier 100 km), assurez d’avoir un plan qui vous mènera progressivement vers votre but.

5- Faire quelque chose d’autre

 Ne me méprenez pas: le vélo est un sport fantastique! Mais comme le gâteau au chocolat, chaque chose est bonne en modération. Varier d’activité de temps à autre permettra d’éviter de développer certains déséquilibres musculaires. C’est d’autant plus important chez les cyclistes, car la position sur le vélo est très similaire à celle assise au bureau. Il est donc fréquent de remarquer un manque de flexibilité des fléchisseurs de hanche et des tensions au cou chez ceux qui passent leur journée sur la chaise de bureau ou en selle.

Afin de contrebalancer ces maux, plusieurs options s’offrent à vous: randonnée en montagne, yoga, natation, exercices de renforcement et d’étirement, etc. 

L’entre-saison hivernal est aussi un bon moment pour diversifier vos pratiques sportives. Personnellement, mon entraînement de décembre à avril inclut 2 sorties de ski de fond et 2 séances d’entrainement en salle en plus des heures de pédalage sur le rouleau chaque semaine.

Vous avez lu tout cela, vous avez essayé quelques trucs, mais vous n’êtes toujours pas confortable à vélo? Venez nous voir à la clinique pour qu’on regarde ça ensemble!


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